Rapport social au Conseil municipal du 29 septembre 2016 : intervention de Frédéric Durdux

Tout d’abord je crois que nous pouvons dire un grand merci à toutes celles et ceux qui ont contribué à l’élaboration de ce rapport qui est riche, qui regorge de nombreux détails sur les faits, sur le fonctionnement, les besoins et l’action des uns et des autres en matière sociale.

A ce titre je crois que nous pouvons saluer l’action de l’équipe du CCAS, que je qualifierais de petite équipe en nombre, mais redoutable quant aux nombre d’actions réalisées, de services rendus, d’écoute, très souvent individuels, ce qui rend la tâche encore plus difficile.

Je crois que l’on peut aussi remercier pour leur action les associations et tous les bénévoles engagés qui y donnent de leur temps, et souvent certainement un peu d’argent pour apporter soutien, réconfort et aide. Il faut avoir conscience que ces associations qui rassemblent des personnes de tous horizons sur des actions communes déchargent et en quelque sorte remplacent l’action publique, il faut en avoir conscience et les remercier.

 

Si ce rapport est essentiel car il permet de jauger les besoins et d’apprécier ce qui est déployé à titre privé et public pour y faire face, il témoigne aussi de la coopération entre les services et les associations qui qui effectuent un travail en bonne intelligence. Nous devrons à l’avenir continuer à être très attentif à l’action des associations, à leurs besoins pour les soutenir lorsque cela est nécessaire.

 

Il y a beaucoup de sujets dans ce rapport, mais je voudrais en retenir deux :

 

Un qui n’y transparait pas directement, mais que nous évoquons dans les réunions de CCAS, c’est qu’il est de plus en plus difficile d’obtenir des subventions du Département pour financer certaines activités du CCAS, comme la Maison de la Colline par exemple. Jusqu’ici nous n’avons pas souffert de chute de subventions, mais la direction du CCAS, et peut être vous aussi M. Le Maire, a dû batailler pour que celles-ci soient maintenues, alors que beaucoup d’associations du département ont vu leurs aides rognées. Difficile de savoir ce qu’il en sera à l’avenir, mais on voit mal comment nous pourrions diminuer l’aide dispensée compte tenu des besoins.

 

Un autre point, qui apparait dans le rapport cette fois, c’est le temps d’attente pour obtenir un logement social. Toutes les demandes ne viennent certes pas de primo-accédants, et les chiffres montrent que sur 900 demandes en attente, 75% ont plus d’un an et 50% plus de deux ans. Ces délais ne sont pas normaux, nous ne pouvons pas les accepter. Une demande pour être logé dans le parc social n’est pas un choix, elle résulte d’une situation économique qui en quelque sorte vous prive de liberté. Ces délais résultent d’une offre qui n’est pas adaptée, d’une part dans sa structure, et il faut l’analyser, mais aussi d’une offre quantitativement insuffisante dans les Hauts de Seine car plusieurs communes ne remplissent pas leurs obligations, et ça nous ne devons pas l’accepter. Il y a beaucoup à faire dans ce domaine.

 

Sur ces points le Maire répond qu’effectivement il devient plus difficile d’obtenir des aides du Département, mais qu’en ce qui concerne la Maison de la Colline, sa mission d’accueil d’urgence ne relève pas de l’action départementale, mais de celle de l’Etat. Il indique que si le Département n’apportait plus son concours à la Maison de la Colline, il ne voit pas comment la ville pourrait s’y substituer.

Il indique également que  la ville a influé auprès de l’Office qui construit l’immeuble de la rue Troyon pour revoir la répartition des logements entre 3 et 4 pièces.

Concernant les délais d’attente du logement social, il note que Sèvres offrira à la fin de son mandat 25% de logements sociaux comme le demande la loi SRU et que globalement les délais d’attente sont longs car il y a beaucoup d’occupants qui n’ont plus rien à faire dans le logement social et que l’on ne peut pas faire partir.

 

Lire aussi l'intervention d'Anne Marie de Longevialle

Pour lire le texte de la délibération

Pour lire le rapport social

Pour lire l'intervention de Catherine Candelier, cliquez ici