Compte rendu de mandat des élus de l'opposition à Sèvres

Il semble que, alors que de nombreuses communes fusionnent et accroissent leur  coopération, Sèvres s’isole : arrêt de la coopération autour du CLIC entourage avec Chaville et Ville d’Avray, coup de frein aux projets de coopération entre le SEL et l’Atrium, par exemple.

 Pour les finances

Le budget est d’un montant de 32 M€ pour le fonctionnement et de 5,5 M€ pour l’investissement. La ville se désendette chaque année et garde une capacité d’emprunt élevée.

 

Le maire fait des économies  et l’annonce largement. Une vingtaine de postes administratifs sont vacants sans que les postes budgétaires correspondants soient  supprimés. La perspective de supprimer des postes d’Agent territorial spécialisé des Écoles Maternelles (ATSEM) a entraîné une vive réaction des associations de parents d’élèves de la ville relayée par les élus au Conseil municipal.

Les prix des services publics pour les Sévriens ont été augmentés de 5%, et plusieurs augmentations ont été faites subrepticement en changeant leur mode de paiement, par exemple pour les prix des cantines scolaires ou pour les classes de découverte.

La dotation globale de fonctionnement (DGF) versée par l’État a fondu de 1,7 M€, soit 5% du budget en 8 ans, largement compensée par les augmentations d’impôt du précédent maire.

Des projets importants sont prévus, d’où la nécessité pour le Maire de trouver des marges de financement : réaménagement du centre-ville … Pour l’année 2016, une augmentation des impôts locaux est prévue à hauteur de 4%.

 Pour la politique sociale et  culturelle

Nous nous sommes réjouis de l’élargissement des plages horaires de la médiathèque, une des rares offres gratuites dans le domaine de la culture et des loisirs. La ville dépense beaucoup pour que quelques Sévriens suivent des cours d’anglais : installation du British Council en centre-ville, installation d’une école privée au centre Gévelot, cours de langue montés rapidement à l’Escale. D’autres langues étrangères sont pourtant aussi parlées à Sèvres.

 Pour la politique de  l’urbanisme

La mise en place de la Métropole du Grand  Paris (MGP) qui aura compétence sur les Plans Locaux d’Urbanisme (PLU) a conduit le Maire à réviser de façon précipitée le PLU.

En conséquence, les 3/4 des terrains sont gelés sur Sèvres, l’interdiction de construire au- delà de 6m de hauteur, les règles de retrait et d’aligne- ment empêchent de fait des agrandissements ou de nouvelles constructions, et notamment celles de logements sociaux sur les coteaux sous l’influence du lobby de la rue Brancas. Le fait de déclarer une centaine de maisons « édifices remarquables » sans concertation avec les propriétaires va dans le même sens.

Dans le même temps, on privilégie des constructions le long de la N118, axe pollué qui génère des problèmes de santé publique.

Les élus alertent sur les difficultés rencontrées par le commerce à Sèvres, la proposition de rendre   la grande rue piétonne entre le carrefour de Ville d’Avray et la place Gabriel Péri à Sèvres devrait être intégrée dans le projet de réaménagement du centre-ville.

Sur le logement, le Maire se veut rassurant, pour- tant la vente de la SEMI à l’ordre du jour du dernier conseil municipal et le démantèlement de l’OPIEVOY sont inquiétants pour l’avenir du logement social à Sèvres.