Animateurs des centres de loisirs : les raisons d’une grève

La réforme des rythmes scolaires est appliquée depuis la rentrée dans notre ville après plus de dix-huit mois de préparation. Cependant, la concertation avec les animateurs des centres de loisirs n’a pas été conduite comme elle aurait dû l’être. Résultat, lors de la rentrée, les animateurs n’ont eu d’autre recours que de déposer un préavis de grève pour se faire entendre du Maire, après avoir tenté depuis plusieurs mois, sans succès, d’obtenir quelques aménagements de leurs conditions de travail : ajustements d‘horaires, mise à disposition de salles de repos, mise en œuvre d’une journée de pré-rentrée et d’une journée pédagogique, accès à des formations professionnelles aux métiers de l’animation et revalorisation de primes de responsabilité.

En guise d’échappatoire, le Maire a tenté de se dédouaner en accusant les personnels des centres de loisirs d’agir en preneurs d’otages. C’est malhonnête et parfaitement déplacé.

Le métier d’animateur des centres de loisirs devrait être reconnu à Sèvres. C’est un métier d’utilité sociale important pour l’épanouissement de nos enfants. Lors des commissions précédant le conseil municipal du 2 juillet dernier, les élus socialistes et l’élue des verts ont expressément demandé quel était l’avis du Comité Technique Paritaire (CTP) sur les conséquences de ces nouveaux rythmes à Sèvres pour les personnels municipaux. Les ad- joints du Maire avaient assuré qu’il n’y avait aucun problème. Il est regrettable qu’il ait fallu un préavis de grève pour qu’une concertation s’engage.

Rédigé par Frédéric Durdux pour l'Action sévrienne