Débat d'orientation budgétaire

 Intervention de Jacques Blandin pour le groupe socialiste au Conseil municipal du 12 décembre 2013

 Permettez-moi, tout d’abord de remercier les services pour le document support qu’ils nous ont fourni.  Certes, j’y vois quelques erreurs, notamment lorsqu’ils nous indiquent que les frais financiers sur la dette de la ville ont baissé entre 2008 et 2012 de -0,61%, alors qu’ils sont passés de 591 489€ à 756 529€  soit une hausse, en réalité, de 27,8%. Sans nul doute est-ce une erreur de formule sous Excel ?

 

Vous déplorez le poids croissant de la péréquation entre communes et entre territoires dans le budget communal. Je souhaite rappeler deux éléments :


- Le FPIC (Fond de péréquation intercommunal) et son calendrier ont été votés dans la loi de finances 2012, sous le gouvernement Fillon. Vous l’aviez largement approuvé alors.
- Ces péréquations entre territoires riches et territoires moins riches sont d’autant plus justifiées en Île de France que l’écart de potentiel financier entre les communes franciliennes est de 1 à … 49.

 

Difficile de débattre sur des orientations budgétaires lorsque l’imprécision règne à ce point dans vos annonces. Ainsi, vous nous indiquez que l’épargne brute de la ville (l’écart entre les recettes et les dépenses de fonctionnement) sera, en 2014, compris entre 2,4 et 2,8 millions d’€. Lorsque je vous demande le détail de votre calcul, vous me répondez que c’est une estimation, que vous optez par prudence pour l’estimation basse, que le résultat au final est en général meilleur.... Je note donc que vous ne pouvez pas me donner le détail de cette estimation et que votre prévision est loin de la moyenne observée de 5,9 millions d’€ par an sur la mandature.

 

Concernant les investissements, ils seront de faible ampleur ; pas plus de 700 000€ par projet. Nous regrettons une fois de plus qu’aucun effort tangible n’apparaisse sur les économies d’énergies dans les équipements municipaux. Il y a là un gisement d’économies de plusieurs centaines de milliers d’€. Il devient urgent de s’y intéresser réellement.

 

Seule bonne nouvelle, encore qu’attendue en année électorale : Le taux des impôts communaux ne bougera pas. Après une hausse de 13,75% sur la mandature (je note que vous préférez parler de 1,9 points, c’est moins douloureux), il eut été indécent de les augmenter encore. Mais je note aussi que, comme cela s’est produit l’année dernière, rien ne dit que les taux de GPSO n’augmenteront pas ! Là dessus, vous ne pouvez rien affirmer.

 

Je vous remercie. Jacques Blandin

 

Délibération n°2

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