Conseil municipal du 9 mars 2017, débat d'orientation budgétaire

Intervention de Frédéric Durdux

M. Decoux merci pour votre brève synthèse concernant l’environnement économique sur la ville de Sèvres, mais j’avoue que je reste un peu sur ma faim…

D’abord sur l’environnement, je ne fais pas le même diagnostic que vous…. Vous parlez d’une baisse de la progression de l’emploi… Non l’emploi n’a jamais été aussi dynamique depuis 10 ans : 187000 emplois créés dans les secteurs marchands, dont 66 000 au dernier trimestre… Le taux de chômage descend… De ce côté là on est sur du positif… C’est favorable pour le moral des ménages et la consommation.

 

Ensuite il y a les taux d’intérêt, très très bas, ce qui est favorable pour l’emprunt et le coût des intérêts.

Vous ne citez pas non plus l’effet Métropole et la possibilité de présenter des projets de transformation, comme le fait par exemple Vaucresson, pour obtenir des concours de la Métropole… Il est dommage que l’on ne s’en préoccupe pas à Sèvres…

Et puis vous parlez du BREXIT comme une menace… Si j’écoute votre patronne, madame Pécresse, c’est au contraire une chance pour l’Ile de France, donc notre territoire… Je reprends ses propos d’il y a peu…

Et puis il y a le dossier coopérations renforcées ou des fusion Sèvres VA Chaville Meudon qui semble s’entrouvrir, dont nous allons parler tout à l’heure et qui peut présenter des opportunités intéressantes.

Il faut être prudent, mais ne pas tout noircir.

Par contre les vrais risques devant nous et je regrette que vous ne les évoquiez pas… Les vrais risques, ils sont politiques avec les élections nationales qui sont devant nous. Avez-vous regardé les programmes des uns et des autres?

Si je prends les trois premiers dans les sondages aujourd’hui :

Vous avez un candidat qui veut exonérer la taxe d’habitation des contribuables modestes, ce qui peut être une mesure sociale, mais sans dire clairement par quoi on va la remplacer pour les villes… et qui veut aussi poursuivre la baisse de la DGF… je pense que c’est un gros risque économique pour les collectivités…

Vous avez une autre candidate qui avec des mesures simplistes veut tailler sur les frais des élus locaux et les frais de fonctionnement des CT, sans dire pourquoi, comment, et dans quelle mesure, on ne sait pas… Là aussi on est sérieusement en  risque…

Un autre et là je cite l’AMF, l’association de Maires de France, présidée par M. Barouin, « Il semble néanmoins que le candidat Fillon souhaite utiliser l’argument de la baisse des dotations pour pousser les collectivités à tailler dans les effectifs. Le programme de François Fillon contient en effet une réduction de la dotation aux collectivités » là aussi on est en risque…

Les vrais risques sont là et ce sont ceux-là qui doivent nous inciter à la prudence, même si pour des raisons électoralistes et démagogiques, et face aux réalités, ces velléités seraient tempérées une fois le candidat en place. Quoique on ne sait pas…

Je regrette aussi que vous ne présentiez pas quelques orientations possibles à moyen terme, comme des scénarii de bilans économiques sur le centre-ville, ou la cession de la SEMI. Ce sont des opérations majeures dont les données sont à intégrer dans les orientations budgétaires à court terme.

 

Je regrette aussi de ne rien voir en termes de politique de réduction énergétique ambitieuse… Cela fait 8 ans que je dis ça, madame Candelier certainement depuis plus longtemps, mais toujours rien, si ce n’est de temps à autre une mesurette… On a perdu beaucoup de temps sur ce sujet, et on continue à en perdre…

Pour conclure je pense effectivement que nous avons des risques « électoraux » devant nous, ce qui nous enlève une certaine visibilité et qu’il faut considérer 2017 comme une année d’attente. Peut-être devrions nous temporiser certains projets.

 

Pour lire l'intervention de Catherine Candelier, cliquez-ici

Pour lire le texte de la délibération, cliquez-ici

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