A Sèvres, peu de logements disponibles, mais beaucoup de bureaux à louer

 bureauxOn manque de logements à Sèvres… Mais pas de bureaux vacants. Si vous vous promenez dans la ville vous pourrez constater le nombre de panneaux indiquant tous les bureaux à louer…

 

 

Cette situation est la même dans les autres villes du département : 100000 m2 de bureaux ne trouvent pas preneur à Boulogne Billancourt. Sur le quartier de La Défense, la situation est encore plus critique : 400000 (Quatre cent mille !) mètres carrés de bureaux ne trouvent plus preneurs et des sociétés importantes comme la COFACE, SFR abandonnent le site. EDF-GDF menace d’en faire de même…. Alors qu’il est prévu d’ici 2018 d’y construire 400000 mètres carrés supplémentaires.Cette frénésie de construction de bureaux qui ne trouvent pas d’acheteurs ou de locataires apparait indécente en pleine crise du logement.

 

Tout ceci résulte d’une politique d’urbanisme et de logement inadaptée depuis plus de 3 décennies dans notre département. La droite s’acharne à privilégier l’immobilier de bureaux au détriment du logement. La pénurie de logements qui en résulte sur notre département met à mal les ménages qui doivent s’exiler loin de leur travail pour habiter.

 

Aujourd’hui encore, la droite du département refuse le rééquilibrage Est-Ouest en termes d’activités et de logements préconisés par la région dans le SDRIF (Schéma Directeur Région Ile de France). Dans le journal du Parisien d’hier, Patrick Devedjian se demande où l’on pourrait mettre les logements requis ! Mais à la place des projets de bureaux pardi ! Il faut simplement inverser la tendance et construire moins de bureaux, plus de logements. Il faut aussi s’intéresser au parc de bureaux potentiellement transformables en habitations.

 

Les élus de gauche du département (PS, EELV et PCF) se battent dans chaque conseil municipal pour que les conditions du logement s’améliorent sur notre territoire : notamment le pourcentage de logement social y est notoirement insuffisant, et les objectifs de construction ou de transformation ne permettront pas d’atteindre un parc global, dont un stock suffisant de logements sociaux sur GPSO d’ici 2020. Deux villes autour de Sèvres sont très en deçà des minima requis : Ville d’Avray et Boulogne Billancourt. Cette pénurie de logements sociaux sur ces deux ville impacte les conditions de logement des Sévriens, puisque nombre de demandeurs sur Boulogne ou Ville d’Avray sont orientés vers Sèvres. C’est pourquoi, entre autres, nous n’avons pas accepté le PLH de GPSO lors des derniers conseils, au contraire du maire de Sèvres qui se satisfait de cette situation très difficile pour les ménages modestes… et moins modestes !