Conseil Municipal du 26 mai 2016, cession des parts de la SEMI

Intervention de Frédéric Durdux

Sur cette question, nous ne souhaitons pas débattre du fond, parce que nous pensons, comme vous l’avez dit, que la taille de la SEMI ne lui laisse pas beaucoup de marges de manœuvres, et que l’adossement ou l’intégration de la SEMI avec une structure de plus grande taille peut être bénéfique. Pour mémoire, les revenus de la SEMI lui permettent de rembourser la dette et les intérêts associés, de payer la petite équipe de gestion, sans dégager un autofinancement suffisant pour entretenir ou moderniser le parc de logement. Par ailleurs nous avons vu récemment que des opérations comme la rénovation de la résidence des postillons pouvaient être difficiles à gérer techniquement par la SEMI. Nous sommes d’accord avec ce diagnostic.

 

Toutefois, la SEMI peut être une instance utile pour la ville. Par exemple, plutôt que d’installer le British Council au 12 rue Lecointre, nous aurions pu céder le local à la SEMI, qui aurait pu y installer son équipe de gestion, et libérer ses bureaux actuels pour en faire un logement. Le logement est un élément critique sur la ville de Sèvres.

Cependant, la cession des actions de la SEMI par la ville à un autre organisme pose trois questions très sensibles :

1 – comment préserver et garantir l’intérêt des locataires, de sorte que ce changement d’actionnaire ne leur soit pas défavorable à l’avenir ; ce sont près de 1500 sévriens qui seraient concernés par cette opération.

2 – comment préserver l’intérêt des 7 salariés de la SEMI ? Lors d’opération de fusions d’acquisition, il peut arriver que l’acquéreur ne reprenne pas tout ou partie du personnel. C’est un point sur lequel nous devons être très vigilant.

3 - Et puis il y a aussi les intérêts de la ville : l’actif représenté pas ces 500 logements, la dette à déduire, les conventions de dévolutions à prendre en compte.

Ce dossier, chacun le comprend bien est très lourd et critique. C’est pour cela que nous divergeons sur la méthode et la carte blanche que vous nous demandez pour mener à bien cette opération. Pour être constructifs, nous vous proposons qu’un groupe de travail se constitue autour du Maire pour travailler sur ce dossier, il comprendrait, outre les experts nécessaires, un représentant de chacun des groupes constitués de ce Conseil. Sans quoi nous ne pourrions approuver la méthode proposée.

 Le Maire répond que bien sûr les intérêts de chacune des parties sera prise en compte, qu’il ne cédera pas la SEMI sans des garanties sur les locataires et les personnels. Mais il refuse d’associer des représentants de l’opposition à la démarche, ce que nous n’approuvons pas. Quand on examine les conditions négociées avec le British Council, nous pensons qu’il faut rester prudent vis-à-vis des capacités de négociation de l’équipe en place.

 

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