100 premiers jours de la nouvelle municipalité : inquiétant !

 Ce changement d’équipe aurait pu être l’occasion d’une franche rupture. C’était l’un des thèmes de la campagne du nouveau Maire. Si l’on peut acter le rétablissement du ramassage scolaire pour le quartier Danton, supprimé par l’ancien Maire (mais approuvé par le Maire actuel il y a 11 ans!), la délégation plus large accordée aux adjoints, une ambiance décontractée au conseil municipal, il faut surtout retenir que les trois premiers mois de cette nouvelle mandature laissent   une impression de pagaille sur de nombreux points...

 

-  L’annulation  des  fêtes du jumelage, véritable camouflet pour nos amis de Wolfenbüttel, choqués par ce geste brutal… Une décision   sans   concertation qui laissera des traces dans  les  relations  entre nos deux villes.

- La République oubliée : lors des cérémonies du 8 mai, le discours du Ministre n’a pas été lu, passé aux oubliettes... Du jamais vu à Sèvres.

- L’utilisation de listes municipales à des fins commerciales : grave ! Le maire adjoint en charge de la jeunesse et des sports a utilisé des listes municipales, incluant des enfants mineurs, pour diffuser de la publicité au profit de son entreprise personnelle. C’est inacceptable. Cette pratique révèle un état d’esprit qui ne fait pas la distinction entre bien public et affaires commerciales privées.

- Réduction de dépenses ? C’est mal parti… La réfection de la place du Théâtre, votée sans un regard critique sur le projet de l’ancienne municipalité, coûtera un demi-million d’euros, soit deux fois plus que prévu par le candidat devenu Maire ; en outre, le projet ne sera pas financé par GPSO comme prévu,   mais   supporté   à 50% par la ville. Interrogé en  conseil  municipal  sur cette divergence par rapport à son programme, le nouveau Maire a répondu, sans rire, qu’il connaissait bien les fables de La Fontaine, mais moins son programme. Cela augure très mal de la suite de la mandature !

- Mise en place précipitée de stages d’anglais onéreux, proposés aux Sévriens avant d’avoir été votés en conseil municipal, et destinés à un public restreint : « my tailor is rich ! ».

 Frédéric Durdux pour l'Action sévrienne