Sèvres, patrimoine et culture

GPSOL’approbation d'une convention avec la fondation "Sèvres Patrimoine et Culture" est proposée au Conseil municipal du 20 octobre 2011
Même si, restaurer et valoriser le patrimoine Sévrien est une initiative intéressante, les modalités proposées pour cette Fondation du patrimoine posent plusieurs problèmes : le financement d’initiatives privées selon un dispositif qui nous parait inapproprié, le peu de transparence dans la gouvernance de cette fondation et le cumul des fonctions entre la présidence de l’association et le rôle d’adjoint à la culture de la ville.  
Pour toutes ces raisons, l’ensemble de l’opposition (Modem compris) vote contre cette délibération. Parmi les projets présentés, figure la restauration d’un tableau dans la sacristie de l’église saint Romain, pour ce type de projet dans des lieux difficilement accessibles, quels dispositifs sont ils pris pour les valoriser et permettre aux Sévriens d’y accéder ?
En termes de gouvernance, il est question de membres fondateurs mais sans plus de précision sur la composition de l’association la qualité des membres fondateurs, les modes de décision de l’association. Il est question d’un compte rendu annuel d’activité envoyé à la ville mais sans garantie de transparence publique.
Sur la plaquette diffusée, la seconde page met en exergue le fait de payer moins d’impôt, notamment pour les personnes redevables de l’impôt sur le revenu ou de l’ISF. Présentée ainsi, c’est un appel à utiliser une niche fiscale, ce qui est difficilement acceptable en période de crise des ressources publiques. Cette présentation est de plus maladroite dans la mesure ou tous ceux qui financent des activités associatives sont déjà au courant de ce dispositif.
Je m’étonne enfin de l’attribution d’une subvention de fonctionnement  de 2000 euros dans un délai de moins d’un an après sa création ; dispositif dont ne bénéficient que très rarement les associations sévriennes, même quand leur activité est connue sur la ville depuis de nombreuses années. De plus la ville décide d’abonder les dons privés perçus par la Fondation au titre de chaque année fiscale, dans la limite de 20 000 € par an, ce qui revient pour la Municipalité à refinancer le montant d’un don déductible payé par les particuliers ou les sociétés.

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