Quel avenir pour l'ancienne gare du Pont de Sèvres ?

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Avis sur le projet de révision du plan de déplacement urbain de la région Ile de France

Le PDUIF présenté au conseil municipal du 18 octobre 2012 vise des objectifs de croissance de 20% des déplacements en transport en commun, de 10% pour le vélo et la marche et une baisse de de 2% des voitures particulières (2% de diminution, avec 7% d’augmentation des déplacements sur 10 ans, représente une baisse de près de 10.% de la part modale des voitures particulières).

 

La compatibilité entre le PDUIF et les schémas régionaux du climat, de l’air et de l’énergie (SRCAE) à compter de son adoption, et le SDRIF est acté par la Région. Vous avez d’ailleurs proposé un avis favorable au Plan de Protection de l’Atmosphère révisé d’Ile-de-France et au schéma régional du climat, de l’air et de l’énergie (SRCAE).

 

Afin de tenir compte du schéma d'ensemble du réseau de transport public du Grand Paris et de respecter l’obligation de compatibilité entre le PDUIF et le SDRIF, un travail partenarial a été mené à l’initiative du Préfet de Région avec les services de l’Etat et du STIF. Il a permis d’identifier les éléments d’actualisation à prendre en compte pour rendre le projet de PDUIF, son annexe accessibilité et son rapport environnemental compatibles avec le Schéma d’ensemble du réseau de transport du Grand Paris (Jean Paul Huchon, février 2012), Il est vrai que compte tenu du flou autour de l’aménagement de l’Ile Seguin, il peut sembler difficile d’avoir une vision précise du réseau à mettre en place autour de la nouvelle gare du Pont de Sèvres. Il est peut-être alors prématuré de demander une liaison Brimborion - Meudon sans savoir ce qui va se passer sur l'autre rive, et comment celle ci sera reliée à Meudon.

 

Parmi les actions proposées :

- Aménager des pôles d’échanges multimodaux aménagements des arrêts et synchronisation des horaires trains-bus, parcs relais pour accéder en voiture depuis les zones peu denses (y compris avec des aires de covoiturage), améliorer les conditions d’attente en gare avec des écrans d’informations voyageurs en temps réel, accès pour les personnes à mobilité réduite, itinéraires d’accès piétons et vélso et stationnement vélos

- Implanter des stationnements vélos de préférence à proximité des réseaux de transport en commun et des équipements

- Généraliser le cadencement sur les lignes de train de banlieue (fréquence des trains, service identique sur l’ensemble de l‘année, augmentation du nombre de trains tôt le matin et tard le soir, une fréquence des trains répétitive) ; Centraliser la commande des postes d’aiguillage sur le réseau ferré national pour : accroitre la capacité de transport et la vitesse commerciale, améliorer leur régularité, donner une information voyageurs fiable

- Promotion du covoiturage et développement des services de transport à la demande

- Circulation : Assurer la priorité aux carrefours des lignes de tramway et TZEN et aux bus du réseau Mobilien, aménager les traversées d’agglomération avec un traitement des carrefours et des dispositifs pour réduire la vitesseEncadrer le développement du stationnement privé, notamment dans les espaces de bureau

 

On peut constater un décalage entre les actions envisagées par le PDUIF et les propositions communiquées par le groupe de travail GPSO, Le PDUIF concerne essentiellement des améliorations dans le service rendu (améliorer la circulation des bus et tram, améliorer les conditions d’accès aux gares, la fréquence et le confort des voitures SNCF, l’accès aux infrastructures de transport en commun et la circulation pour les vélos, par exemple. Alors que les demandes complémentaires de GPSO concernent le plus souvent des projets d’infrastructure (prolongement de lignes par exemple)

 

Parmi le détail des points relevés, il faut rappeler que le PDUIF est un document régional et non intercommunal, il n’a donc pas vocation à prendre en compte tous les aménagements à mener au titre de l’intercommunalité, de plus c’est un document programmatique jusqu’à 2020, il ne comprend donc pas tous les projets de transports prévus au niveau départemental après cette date et n’est pas une tirelire pour financer des infrastructures locales. Enfin, le fait que GPSO ne soit pas encore doté d’un plan local de déplacement relève de sa responsabilité propre et non de celle de la région.

 

Pour les dérogations demandées, notamment celles concernant les bus (priorité aux carrefours) ou la création de stationnement vélos, nous pensons que toute demande de dérogation devrait être précisément argumentée. Nous pensons au contraire que le PDUIF devrait encourager plus explicitement le développement de voies de bus en site propre, et être plus incitatif sur les aménagements d’alternatives pour les vélos et les piétons.

 

Nous déplorons que sur des points qui concernent directement nos villes, les propositions que vous faites n’aient pas donné lieu à une réunion en commission de l’ensemble des élus pour en discuter les détails avec les services techniques qui ont élaboré de document, nous constations une fois de plus que les élus du conseil municipal n’ont qu’à entériner des travaux menés de façon opaque au niveau de l’intercommunalité.

 

Enfin nous nous étonnons de voir le rapport sur la question 18 qui proposait de « prendre acte des amendements proposés par les groupes de travail, du Projet de Déplacement Urbain d’Ile-de-France et à vous prononcer sur le document final qui sera soumis à enquête publique », remplacé en catastrophe par un rapport qui propose de lui donner un avis défavorable. Auriez-vous reçu en dernière minute des consignes de vote autres que celles qui relevaient de l’étude des documents ?

 

Pour lire le texte de la délibération

Lire aussi l'intervention des Verts

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