Le bilan de GPSO, un an après sa création

GPSONée en janvier 2010 de la fusion des deux communautés Val de Seine (Boulogne et Sèvres) et Arc de Seine (Chaville, Issy les Moulineaux, Meudon, Ville d’Avray et Vanves), la Communauté d’agglomération Grand Paris Seine Ouest (GPSO) est forte de 300 000 habitants et de 300 millions de budget. GPSO est la communauté la plus riche du département le plus riche de la région la plus riche de France.

Elus socialistes de Sèvres, nous avons soutenu la fusion de Val-de-Seine et d’Arc-de-Seine, tant il nous semblait évident que Sèvres appartenait autant au bassin de vie constitué de Chaville, Ville d’Avray et Meudon, qu’à celui de Boulogne. Nous avons également mené le combat des élus de la gauche et des Verts des 7 villes de GPSO pour que l’opposition soit représentée au Conseil de communauté. L’opposition y dispose finalement de 12 sièges sur 84 conseillers communautaires, soit même pas 15%. L’UMP, avec ses alliés,  règne sans partage sur GPSO.
GPSO : une technostructure, pas un projet de territoire.
Une administration imposante s’est développée pour gérer les compétences élargies de GPSO par rapport à celles des 2 communautés qui ont fusionné. Il n’est pas un domaine de la vie quotidienne des Sévriens qui ne soit concerné par les compétences transférées à la communauté, sans aucun projet fédérateur. Qu’il s’agisse du transport, du logement ou de la culture, la mise en place de projets communs structurants tarde à venir et des questions aussi concrètes que, par exemple, le transport des personnes à mobilité réduite, continuent d’être traitées de façon disparate au sein de l’agglomération.
La technostructure GPSO est gérée comme un conseil d’administration. Les maires décident en petit comité, en arbitrant entre leurs intérêts communaux. Le Conseil de communauté n’est là que pour entériner leurs décisions, surtout pas pour en débattre. L’opposition est tolérée, mais ouvertement empêchée de travailler. Le Conseil du 24 juin dernier avait 2 heures pour traiter les 64 points inscrits à l’ordre du jour et le Président de la Communauté s’est éclipsé après 30 minutes au motif d’obligations plus importantes… Tout un symbole !
GPSO est un outil au service de la droite des Hauts de Seine. Les préoccupations sociales défendues par la gauche  n’y ont pas leur place. Les objectifs de logements sociaux n’ont été réalisés qu’à 50%. Le maillage des transports publics reste un vœu pieux. GPSO a pris partie sans débattre pour le projet de « Grand Huit »  du Grand Paris de N. Sarkozy contre le projet Arc Express de la Région. Enfin l’action sociale est réduite au minimum, à tel point que le maire de Sèvres, vice-président de GPSO en charge de sa mise en œuvre, veut ouvrir à la concurrence par un appel d’offres les actions d’insertion menées par l’association Espaces.
Des finances florissantes. La réforme de la taxe professionnelle, qui pénalise tant les départements, a permis, au contraire à GPSO de bénéficier d’une manne de 10 millions d’euros. Bien entendu, pas question d’opérer la moindre redistribution. Au contraire, l’exécutif de GPSO cherche à limiter les dispositifs de péréquation, pourtant modestes, qui existent encore. Enfin, après avoir promis de ne jamais taxer les ménages, le Président et les vice-présidents de GPSO (dont certains sont parlementaires) ont intégré sans vergogne la taxe d’habitation dans les ressources de la communauté. Ce n’est sûrement pas pour la faire diminuer.