Réenchanter le rêve européen

PervencheComme elle l’avait promis pendant sa campagne pour les élections européennes en mai dernier, Pervenche Berès a rendu compte du travail des élus socialistes sur les 6 premiers mois de la nouvelle mandature.

Investir pour la relance est, pour l’Europe, un enjeu majeur mais il faut pour cela revoir le mode de calcul des déficits des pays en excluant les dépenses d’investissement. La baisse actuelle de 18% des investissements en Europe par rapport à l’avant-crise est une folie. L’investissement doit se porter en priorité sur le logement, l’énergie, les transports locaux.

 

 

L’enjeu est aussi pour l’Europe de tourner le dos aux politiques d’austérité qui entraînent les pays dans une spirale déflationniste et une concurrence malsaine entre nations européennes.

A propos de l’affaire Luxleaks,    des    erreurs ont été commises par les Européens  progressistes, qui ont mis en avant à la fois l’élément dur des 300 milliards d’investissement demandés pour la relance, et plus faiblement la question fiscale, et par Junker lui-même, qui a pensé que la question luxembourgeoise     serait « oubliée » après sa nomination. Le même Junker insiste par ailleurs beau- coup sur l’importance du numérique pour la relance européenne : oui, mais il faut que les revenus fiscaux nous en reviennent. L’enjeu majeur est une remise à plat de la fiscalité des « GAFA » (Google, Amazon, Facebook, Apple). L’affaire Luxleaks permet paradoxalement de « mettre les pieds dans le plat ».

En matière sociale, la grande affaire est celle du salaire mi- nimum européen permettant une vie décente pour tous. Les stabilisateurs sociaux détruits par la crise sont à recréer.