Compétence Eau retirée à l'intercommunalité

sedifAu Conseil municipal du 17 décembre 2009, la compétence eau est restituée à la commune.
Rappelons que le contrat de distribution de l'eau potable de 144 communes de la banlieue parisienne, arrive à terme le 31 décembre 2010. D'un montant de 371 millions d'euros annuels, il s'agit du plus gros contrat de délégation de service public en France, et certainement l'un des plus importants d'Europe, dévolu depuis 1923 à l'entreprise Véolia (ex-Générale des Eaux).

Le 4 décembre 2009, a été procédé à l’ouverture des plis suite au dépôt des offres des candidats à la délégation de service public de l'eau. Avec 3 concurrents
o    Veolia Eau – Compagnie générale des Eaux
o    Groupement Suez Environnement et Lyonnaise des Eaux France
o    Groupement Derichebourg – Polyurbaine et Remondis Aqua GmbH.
Rappelons que L'association de défense des consommateurs, UFC-Que-Choisir met la pression sur le Sedif, dénonçant le contrat actuel de Veolia, l'accusant d'être 30% trop cher. L'association estime de surcroit que près de 18 millions d'euros pourraient être économisés sur les 38 millions d'euros de la "rémunération officielle de Veolia". Malheureusement la participation de cette association à la commission des usagers du SEDIF a été suspendue depuis 2008.
Quand le 8 novembre 2008, le journal du dimanche précise que du fait de la gestion calamiteuse des réseaux d’eau potable, près d’un litre sur 4 est perdu ; Veolia récuse toute responsabilité dans ce qu’il estime être de la responsabilité des collectivités locales.
Face à cette polémique qui enfle, des élus considérait que l’eau potable est un bien public, comme à Paris, décident de remunicipaliser la distribution de l’eau pour rationaliser et d'accroître l'efficacité du service tout en  maintenant une excellente qualité de l'eau du robinet. Ce transfert sera opérationnel au 1er janvier 2010.
Rappelons qu’André Santini est président du SEDIF. Et qu’en 2008, le vote pour ou contre la délégation de service public a été votée par 70 élus contre 65 élus
Les habitants de GPSO ont le droit d’être à minima informés des véritables enjeux qui ont poussé Val de Seine à renoncer à cette compétence communautaire.

 

Les élus socialistes votent contre cette délibération, les élus verts s'abstiennent et le Modem vote pour avec la majorité.