Point 3 du Conseil Municipal du 9 octobre 2013 : PLH (Plan Local de l’Habitat) de GPSO

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Intervention de Frédéric Durdux 


Sur cette question du PLH de GPSO, nous ne pouvons que renvoyer aux éléments que nous avions exposés lors du conseil du 14 février dernier pendant lequel nous avons débattu de ce PLH.

 


Nous avions alors indiqué que ce PLH constituait avant tout un document descriptif et de diagnostic de la situation de l’habitat sur notre territoire. Il est plutôt bien fait, très détaillé et très riche en information. Il s’est même enrichi ci et là de quelques observations sur les enjeux, qui montrent que l’on progresse un peu sur la prise de conscience sur les problématiques de pénurie de logement.
La partie prospective est malgré tout encore insuffisante, car même si l’ambition est toujours de placer le niveau de construction de logements à un rythme supérieur à celui de la décennie passée, plusieurs lacunes importantes subsistent et n’ont pas été comblées malgré les quelques aménagements introduits :


- Tout d’abord l’offre en logement social dans certaines villes, Boulogne et Ville d’Avray sont très en deçà du seuil requis de 25% ; à l’échelle du territoire on n’atteint pas les 20% de logements sociaux. Même si le PLH prévoit un léger rattrapage global, le rythme de ce rattrapage ne permettra pas d’atteindre d’atteindre les 25% de logements sociaux d’ici 2018 et rien n’est précisé en terme de calendrier pour y arriver. D’autre part la place réservée aux PLAis est faible de l’ordre de 4,5% alors que les besoins sont 4 à 5 fois plus forts. Au global ce n’est donc pas satisfaisant

 

- Le projet portant sur le plan qualitatif du bâti reste assez flou, et peu porteur d’amélioration significatives, alors qu’ici aussi l’enjeu est immense : la grande majorité du parc est antérieur à 1974, et 20% d’avant 1949 d’après les statistiques du PLH… On imagine donc la performance énergétique de ce bâti, et le rythme de construction est tel qu’il ne permet, d’après le PLH, de ne renouveler que 0,1 à 0,2% du parc chaque année. C'est-à-dire qu’il faut 500 à 1000 ans pour le renouveler, ce qui n’est pas raisonnable. On ne peut donc pas dans l’immédiat compter cette dynamique pour améliorer rapidement la qualité du parc. Ces objectifs doivent être retravaillés.

 

Même si la qualité descriptive du PLH est indéniable, la partie prospective reste toujours en deça de ce que l’on peut attendre pour GPSO. Le groupe socialiste ne votera pas en faveur de ce PLH pour ces raisons.

 

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