Casse sociale

« Aucune population ne doit être condamnée à la pauvreté. La solidarité sera l’objet d’un contrat entre l’Etat, les collectivités territoriales, les associations et les entreprises de l’économie sociale et solidaire (F. Hollande) ».

Les inégalités en France se creusent, 8,5 millions de personnes (soit 13,5 % de la population française) vivaient en 2009 avec moins de 954 euros par mois  et la moitié d’entre elles disposait de moins de 773 euros . Ces chiffres traduisent bien la réalité vécue par les associations de lutte contre l’exclusion : il y a de plus en plus de pauvres et ils sont de plus en plus pauvres. Dans le même temps, le revenu des 10 % les plus aisés continue d’augmenter. Le gouvernement a choisi de stigmatiser les plus démunis en lançant la lutte contre la fraude aux prestations sociales. C’est un argument démagogique, car cette fraude ne représente que 1 % des prestations sociales versées, montant sans commune mesure avec celui de l’évasion fiscale qui concerne en particulier les entreprises multinationales et les gros patrimoines. Dans la France de Sarkozy « plus on est riche, plus on a les moyens de réduire ses impôts » (Alternatives économiques).
Le plan de rigueur du gouvernement touche d’abord les ménages moyens et modestes : augmentation des taxes sur les mutuelles, de la contribution sociale généralisée (CSG), de la TVA sur les produits de première nécessité, gel des prestations sociales. Il ressemble plus à un catalogue d’expédients qu’à une vision politique cohérente.

L’engagement de François Hollande : Trois mesures phares :
- Le pourcentage de logements sociaux prévu dans la loi SRU, actuellement à 20 %, sera porté à 25 %.
- Les loyers seront encadrés et, s’il le faut, dans certains cas bloqués.
- La CMU (Couverture Maladie Universelle), limitée aujourd’hui par les franchises et les forfaits, sera rétablie à 100 %.