Le projet de passerelle entre Sèvres et l'Ile Seguin

Le projet de passerelle entre Sèvres et l'Ile Seguin appelle les remarques suivantes : 
- aucune étude de trafic entre la berge de Sèvres et l'Ile Seguin ne semble avoir été réalisée. De ce fait on ne connaît pas la nature la composition des flux de piétons qui seraient susceptibles de l'emprunter (qui, combien de personnes, à  quelles horaires, en provenance d'o๠et vers quelle destination..). rien n'est quantifié, même sommairement. 
- le projet d'aménagement de l'île Seguin n'est pas sorti d'un mode itératif. Le plan définitif reste très flou. De ce fait il est impossible de concevoir un projet de passerelle dans ces conditions. 
- L'emplacement choisi pour cet équipement est inadapté. 

La passerelle aboutirait coté Sèvres à  l'endroit du resserrement maximum entre le coteau et la berge de la Seine. A cet endroit l'espace est compté et doit permettre le passage de laRD7, des voies du tramway, des pistes cyclables du projet Vallée Rive Gauche , et des circulations piétonnes. La passerelle dévore un espace qu'il serait utile de libérer pour d'autres usages.
Cette contrainte d'espace réduit conduit à  une conception de passerelle complexe, pour laquelle une longue rampe d'accès (la promenade aérienne !) est une passerelle en elle-même, qui surplombe la berge. Elle est par ailleurs doublée d'un accès escalier pour faciliter le transit en provenance de la station T2 de Brimborion. Cette conception alourdira le prix de l'équipement dans des proportions importantes. On ne pourra pas faire ces deux passerelles pour le prix d'une.
L'emplacement choisi entraîne un détour significatif pour les usagers en provenance de la station de Brimborion. Les contraintes d'espaces sont par ailleurs moins prononcées à  proximité de la station T2 de Brimborion.
Le type d'éclairage prévu pour la passerelle, basé sur des projecteurs éclairant de bas en haut est à  proscrire. Ils contribuent à  renforcer le phénomène de « pollution lumineuse » et le rapport efficacité/énergie consommée est faible. Ils sont par ailleurs peu agréables pour les usagers et peuvent créer des sensations d'éblouissement.
Une étude d'usage le confirmerait sans doute : les usagers de cette passerelle seront en grande majorité les usagers du tramway se rendant sur l'Ile. C'est-à -dire que ce projet est d'un intérêt majeur pour Boulogne et la RATP, et très marginal pour Sèvres d'un point de vue utilisation. Il faudra alors veiller à  ce que le financement de cet ouvrage ne coà»te rien aux Sévriens, même indirectement au travers de l'intercommunalité.
L'information de coà»t de la passerelle présentée est mensongère ; un équipement de cette conception ne peut valoir 8.8 millions d'Euros, mais plus certainement près du double. Ceci a été confirmé lors de la réception des premiers appels d'offre. Il n'est pas honnête vis-à -vis du public de ne pas l'avoir mentionné.
Le bon sens appelle à  une reprise totale de ce projet et une remise d'ordre dans la démarche. Pour ce il faut :
1 €“subordonner la conception du projet à  l'aboutissement d'un schéma clair de l'aménagement Ile Seguin;
2 - réaliser une étude d'usage ;
3 - repenser la conception et l'implantation et avoir pour objectif de maîtriser les coà»ts de réalisation;