Primaires : une révolution démocratique

Les 9 et 16 octobre prochains, l’ensemble du corps électoral est appelé à désigner celle ou celui qui portera le projet socialiste pour le changement à l’élection présidentielle de 2012. Ces primaires constituent une innovation majeure dans la vie politique française, une « révolution démocratique », pour reprendre l’expression d’Arnaud Montebourg.

En effet, quelle meilleure preuve de maturité démocratique que de demander directement aux citoyens de désigner celle ou celui qui leur paraît le mieux placé pour rassembler la gauche et au-delà, afin de l’emporter contre Sarkozy en 2012 ?  Là est le véritable enjeu de ces primaires. Plus la participation sera importante, plus la légitimité du candidat investi sera forte et plus s’enclenchera une dynamique favorable pour une victoire de la gauche à la présidentielle.

Notre attachement profond au débat public et notre volonté de revivifier la démocratie dans notre pays nous ont conduits à prendre le risque de ces primaires citoyennes. Les candidats à l’investiture partagent les mêmes valeurs de justice et de progrès social,  mais comment vont-ils faire entendre leurs différences ? Chacun devra en effet chercher à convaincre de sa plus grande capacité à exercer la fonction présidentielle et expliquer clairement ses priorités et les solutions qu’il compte apporter pour sortir notre pays de l’ornière où Sarkozy l’a conduit.

La grave crise que continuent de traverser les économies occidentales livrées aux abus des marchés financiers et l’aggravation de l’endettement de notre pays vont fournir en tous cas l’occasion d’un débat sur le fond. Comment concilier la croissance économique indispensable aux investissements d’avenir (école, santé, recherche, innovation) et la rigueur nécessaire à la réduction des déficits publics creusés par la droite ?

Après avoir multiplié les cadeaux fiscaux aux plus riches, Sarkozy et Fillon prônent l’austérité pour les plus modestes. Ces champions du déficit poussent même l’outrecuidance jusqu’à vouloir inscrire une « règle d’or » de l’équilibre des finances publiques dans la Constitution. Les candidats à l’investiture ne tomberont pas dans ce piège. Ils savent que leurs concitoyens, notamment les plus jeunes, attendent d’eux des réponses concrètes à leurs difficultés de logement, d’emploi ou de pouvoir d’achat.

Vous n'avez pas encore choisi votre candidat, pour comparer les candidats sur leur projet, consultez le site : http://www.debats2012.fr/