La réforme de la politique familliale

familleLa réforme proposée est juste car elle module l'effort pour les familles en fonction de leur revenu. Une hausse d’impôts plutôt qu’une diminution des allocations familiales, telle est la piste retenue par le gouvernement pour redresser les comptes de la politique familiale. Le déficit de la branche famille s’est en effet élevé à 2,5 milliards d’euros en 2012. Avec le plan annoncé, les comptes devraient s’améliorer de 1,7 milliards d’euros en 2016.


Les allocations familiales continueront d’être versées sans condition de revenu à toutes les familles à partir du deuxième enfant. En revanche, l’avantage fiscal dont bénéficient les familles grâce au quotient familial, qui leur permet de diviser leur revenu imposable par un nombre de parts variant selon le nombre de leurs enfants, sera réduit. Cette mesure concernera moins de 12% des familles, les plus aisées, celles dont le revenu mensuel net dépasse 5 850 euros pour deux enfants.
Ainsi, une famille de deux enfants gagnant 6 500 euros par mois aura 83 euros par mois à payer en plus au titre de l’impôt sur le revenu. Une famille de deux enfants avec 6 000 euros par mois devra payer 21 euros en plus chaque mois. Par ailleurs la prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE) sera diminuée et diverses réductions d’impôts supprimées pour les familles les plus aisées.
Parallèlement plusieurs mesures d’aide à l’accueil des jeunes enfants seront mises en place : 275 000 places d’accueil, dont 100 000 en crèche, vont être créées,
75 000 enfants de 2 à 3 ans seront scolarisés en maternelle. Enfin, pour lutter contre les inégalités, des aides supplémentaires pour les familles monoparentales sont également prévues, ainsi que pour les familles pauvres.