Rapport annuel de la SEMI au Conseil municipal du 7 octobre 2014

SEMIAyant été administrateur SEMI lors de l’exercice concerné, je ne prendrai pas part au vote.

Par ailleurs,  je pense que l’examen de ce document aura eu comme vertu pédagogique de souligner les grandes lignes de l’économie de la SEMI. C’est une structure dont les revenus de loyers permettent à peine de financer les remboursements des emprunts et de payer la structure de fonctionnement. La SEMI ne dégage aucun autofinancement permettant de financer des travaux d’entretiens lourds ou des rénovations importantes. Il y a une convention avec la ville qui permet d’y pallier en partie.

 

L’exercice 2013 est très représentatif de cette situation, il ne faut pas s’arrêter au résultat de l’exercice, très légèrement bénéficiaire de 105Keur, mais surtout regarder de près l’évolution de la trésorerie,  qui diminue de près de 350Keur, ce qui est considérable. LA SEMI consomme de la trésorerie, malgré un résultat positif, tout simplement parce que les amortissements de terrains et immeubles à 630KEur sont très inférieurs aux remboursements d’emprunts de 1080Keur.

 

Par ailleurs, les lois issues du Grenelle de l’environnement imposent de ramener l’intégralité du bâti en classe énergétique C d’ici 2020, c’est-à-dire 51% du parc de la SEMI, actuellement dans les classes E, F et G d’après les DPE. Les audits énergétiques eux donnent un résultat un peu moins pessimiste de 31% des logements. Ceci représente  selon le cas 200 à 266  logements à  rénover pour la SEMI. J’ai demandé ces dernières années à plusieurs reprises que l’on évalue le coût de ces travaux afin que l’on en planifie la réalisation et le financement. Ceci n’a pas été fait.  Je réitère ma demande, 2020, ce n’est pas très loin, il serait regrettable que nous ayons une mauvaise surprise sur cet aspect peu avant les échéances.

 

Comme indiqué, on comprend bien que l’autofinancement généré par la SEMI ne permettra pas de payer ces travaux. Je recommande donc que l’on se rapproche du Conseil Général, afin que des crédits qu’il est actuellement prévu d’engloutir pour des travaux de peu d’utilité sur notre commune, comme l’échangeur de la Manufacture (30 à 40 millions d’Euros), soient affectés à la modernisation du parc de logements social, à la rénovation énergétique ou bien à  la construction de nouveaux logements donc nous manquons cruellement.

 

L’adjoint à l’urbanisme confirme qu’il va se plonger dans le chiffrage du plan de rénovation énergétique… Et qu’il ne connait pas bien le Conseil Général.

 

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