Ne vous défilez pas, défilez

agir contre la crise

Il a fallu la pétition contre Edvige, la manifestation des magistrats, la mobilisation contre la privatisation de la Poste, la mobilisation pour le RASED, la grève des sans papiers et tant d'autres mobilisations sectorielles, pour que le gouvernement recule parfois.
Décidément, Sarkozy ne connait que le rapport de force.
Il ne sait faire autrement que de chercher à  passer en force sur ce qu'il appelle des "réformes" et qui ne sont au final que le démantèlement méthodique du pacte social de notre pays.

Services publics, droit du travail, justice (instruction et mineurs notamment), audiovisuel, régionalisation et décentralisation, droits du parlement, droit à  la santé, laà¯cité, loi SRU, finances locales... il n'est pas un sujet sur lequel ce Président brouillon ne soit intervenu pour improviser à  chaque fois des réformes dont la seule logique est de privilégier l'individualisme au détriment de la solidarité, la marchandisation au détriment de l'effort collectif, l'autoritarisme au détriment du dialogue social.
La compassion remplace l'aide sociale, le policier remplace l'éducateur, l'heure supplémentaire remplace l'embauche, l'expulsion remplace l'intégration.
La crise profonde, durable, que nous allons traverser, accentuera pour longtemps le clivage social dramatique que nous connaissons, malheureusement, déjà .
Alors qu'un soutien massif à  l'industrie, gage de l'avenir, et à  la consommation, nécessité de l'instant
, devrait permettre de préserver l'emploi et d'aider les ménages à  traverser ces mois difficiles, ce gouvernement en est encore à  inviter poliment les banquiers, sauvés, faut il le rappeler, par une injection massive de fonds publics, à  bien vouloir être raisonnables sur les bonus qu'ils distribuent sans compter aux apprentis sorciers du capitalisme financier.
C'est à  nous, citoyens de gauche, de faire entendre notre voix. A chacun de nous !
C'est notre responsabilité militante, sociale, solidaire.
En ces temps o๠le retour à  la solidarité est une impérieuse nécessité, comment pourrions nous être absents ?
Face au constat de faillite idéologique de la droite, la gauche peut elle se taire ?
C'est pourquoi je vous appelle à  répondre tous, demain, à  l'appel à  la grève et à  la manifestation lancé par l'ensemble des organisations politiques, sociales, militantes du pays.
Demain, jeudi 29 janvier, faites grève. Demain, manifestez !
Non pas tant pour le plaisir immédiat de dire "non", ou de montrer que le rapport de force peut s'inverser, mais surtout, pour obliger ce gouvernement à  rétablir et à  respecter le dialogue politique et social, préalable incontournable au consensus nécessaire pour endiguer la crise et faire avancer notre pays.
Si vous avez déjà  décidé de faire grève et/ou de participer aux manifestations de demain, faites le savoir.
La mobilisation, c'est vous.


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