La République jusqu'au bout

jauresJaurès disait : « le socialisme, c’est la République jusqu’au bout ». Visiblement le président de l’UMP l’ignore, lui qui accuse les socialistes d’être «socialistes avant d’être républicains». Rien d’étonnant de la part de quelqu’un qui envisage, sans vergogne, de rebaptiser son parti affairiste et divisé «Les républicains». Opération qualifiée à juste titre « d’indigne captation d’héritage » par l’historien Jean-Noël Jeanneney, tant les valeurs portées par l’UMP, tantôt conservatrices, quand il s’agit de sujets de société, tantôt libérales, lorsqu’il s’agit d’économie, semblent éloignées de l’idéal d’une République indivisible, laïque, démocratique et sociale, qui est celui de la France depuis plus de deux siècles.

C’est précisément cet idéal qui guide le Président de la République et le Premier ministre quand, face au malaise social et démocratique dont souffre notre pays, ils réaffirment les principes d’une «Ré­publique ferme et bienveillante, forte et généreuse» et la nécessité de redonner force, par des actes, à l’égalité et à la citoyenneté. C’est aussi l’idéal d’une République démocratique, porté par le débat et l‘engagement citoyen, qui guide les socialistes pour construire leur projet politique, notamment lors des congrès comme celui qui se tiendra du 5 au 7 juin à Poitiers. Nul doute que la réforme sociale sera une nouvelle fois au cœur des débats. La République jusqu’au bout, disait Jaurès…