Un nouveau PLU pour Sèvres

 PLUDepuis un peu plus d’un an, la ville de Sèvres a entamé une procédure de révision de son plan d’urbanisme (PLU). Ce document revêt un caractère important, car il définit les règles d’urbanisme pour l’aménagement de notre ville dans les 10 ans à venir (zonages d’activités, zonages commerciaux, résidentiels, etc.).

La révision du PLU entre dans sa phase finale, l’enquête publique. Le document voté par le Conseil municipal sera mis à disposition du public début octobre pour deux mois afin de recueillir vos avis.

 

Les élus socialistes n’ont pas approuvé ce projet de révision. Si nous avons noté la volonté du maire de suivre les recommandations de la Région en matière d’augmentation de la population, (+7 à 8% d’ici 2025 soit 1800 habitants supplémentaires) associée à la construction de 600 logements, il nous est apparu nécessaire de formuler des réserves sur :

1 – la densification résultant de l’augmentation de la population, insuffisante à proximité immédiate des gares, alors que la Région, pour favoriser les trajets domicile-travail, appelle à construire près des transports en commun.

2 – le diagnostic du PLU n’a pas intégré d’étude sur les risques inhérents à la pollution autour des axes à forte densité de circulation. Ainsi la densification proposée autour de la N118 ignore les conclusions d’Airparif qui identifient cet axe comme étant à risque pour la santé des populations à proximité immédiate. Construire de nouveaux immeubles le long de la N118 n’est pas opportun.

3 – le PLU ne tient pas compte des villes voisines : par exemple, l’aménagement de l’Île Seguin, à laquelle Sèvres sera bientôt reliée par une passerelle, n’a pas donné lieu à une étude d’impact et rien n’est prévu pour valoriser cette nouvelle proximité avec la Cité de la Musique en construction.

 

Enfin, le Maire a ordonné le classement de 99 maisons et autres bâtiments de Sèvres comme édifices remarquables, sans concertation ni information préalable des propriétaires. Cette disposition peut restreindre le droit des propriétaires à modifier le bâti ou parcelliser les terrains et par là-même porter atteinte à la valeur des biens soi-disant protégés.  Cette méthode nous paraît pour le moins cavalière.