L'écologie au coeur de la campagne des municipales

Si la campagne des municipales à Sèvres a été pour les candidats et candidates un vecteur de communication sur l’écologie, l’examen attentif des contenus montre que la nécessité écologique n’a pas le même poids pour toutes les formations politiques. Pour le maire sortant et ré-élu, Grégoire de la Roncière, l’écologie ne peut être que partielle : dans son programme l’étiquetage écologique concerne 77 mesures, mais exclut des pans entiers du champ écologique, à l’instar de la démocratie, les finances, la rénovation du centre-ville, la solidarité, la politique pour la jeunesse.


Chez Sèvres en Transition, l’approche est toute autre : Catherine Candelier et sa liste partaient du constat de l’urgence écologique avec la nécessité d’agir au plus tôt pour lutter contre le réchauffement climatique en déployant une politique écologique locale dont la cohérence est assurée par le constat de base. Par exemple, là où le maire sort explicitement son projet de centre-ville du champ écologique, Sèvres en Transition remet en question ce projet (encore mal défini après plusieurs années d’études) pour concentrer les efforts et ressources de la ville sur la lutte contre le réchauffement climatique et développer la prévention, la protection de la population et les solidarités associées à cette politique en un tout cohérent.
Quand la cohérence n’est pas là, les projets sont bancals comme le montre une des propositions phares du programme du maire. La construction de la promenade des jardins le long de la Cristallerie cachait un massacre de 66 arbres qui révolte les riverains, le nouveau conseil municipal à peine installé. Cet exemple illustre la sensibilité des citoyens à la question écologique et l’attente de respect du capital naturel qui doit désormais guider les politiques.

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