Chronique du Conseil municipal du 29 septembre 2022 à Sèvres

Conseil de rentrée où nous accueillons un nouveau collègue de la majorité, Loïc Lassagne, suite à la démission d’office d’Amaël Pilven par le préfet du fait d’un emploi incompatible avec la fonction de conseiller municipal. La majorité se satisfait du bilan social de l’année 2021 qui nous est présenté. Nous posons pas mal de questions sur les chiffres qui nous semblent incohérents avec la situation des plus précaires de nos concitoyens. Nous constatons la poursuite d’une politique qui ne met pas les moyens financiers et humains pour aller à la rencontre des habitants les plus en difficulté. Pour exemple, la mise en oeuvre d’un conseil local de santé mentale, que nous avions soutenu, n’a rien produit en 2 ans. L’accès à la santé se dégrade pour toute la population…Côté logements sociaux, le maire indique que des efforts ont été réalisés ces dernières années. 1000 ménages sévriens sont toujours sur liste d’attente pour accéder à un logement digne, correspondant à leurs besoins. Réponse : 25% de logements sociaux suffisent, on n’en fera pas plus.

 

Petite lueur d’espoir sur le logement : la majorité propose une majoration de la taxe d’habitation pour les résidences secondaires. On nous présente la délibération comme une action de lutte contre la vacance des logements. Au final, nous constatons qu’à part l’augmentation de la taxe, aucune autre mesure n’est envisagée.

 

Quelques jours avant le conseil, on nous annonce une communication sur un plan de sobriété énergétique en nous envoyant un texte imprécis. En séance, nous avons droit à un joli powerpoint (que nous réclamerons après la séance mais qu’on refuse de nous envoyer). Le joli powerpoint ne présente rien de révolutionnaire, des mesures de bon sens qu’on aurait pu engager avant de se rendre compte que nous aurons une énorme facture d’énergie. Nous réclamons l’extinction de l’éclairage public sur certaines voies, le maire nous répond que l’intensité de l’éclairage sera diminuée et que cela sera « exemplaire par rapport à d’autres communes du secteur ». Quinze jours après le conseil, Chaville, Meudon et d’autres, décident d’éteindre entre 1 h et 5 h du matin. Sèvres continue de briller.

 

Côté dépenses discutables : nous apprenons que la ville a acheté un vase fabriqué à la Manufacture et décoré par une artiste : 76.000 euros (subvention de 57.000 euros de la Fondation du patrimoine, coût pour la ville = 19.000 euros). Nous réclamons à nouveau la constitution d’un comité de sélection pour l’achat des oeuvres d’art qui actuellement dépendent du seul maire. Le vase est désormais exposé au SEL, on vous laisse le découvrir et vous faire votre idée.

Nous posons une question orale sur le refus de la ville d’accueillir une exposition de la Cimade.

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