Chroniques du conseil municipal du 18 janvier 2024

La Séance est entièrement consacrée au projet de réaménagement « coeur de ville ». Deux délibérations nous sont proposées, l’une portant sur la concession d’aménagement à la Société Publique Locale Val-de-Seine Aménagement, l’autre sur la participation financière de la ville.
L’aménagement faisant partie des compétences de l’Établissement public territorial Grand Paris Seine Ouest, le conseil municipal se dessaisit donc de la maîtrise d’ouvrage à son profit. GPSO confie l’opération à une SPL. Voilà pour l’aspect technique et gouvernance du projet.

 

 

 

 Sur la partie financière, le projet – dont l’aboutissement est prévu en…2032 – est estimé à 48 millions TTC :

• Ville de Sèvres = 22 millions
• GPSO = 12 millions
• Département = 4,2 millions
• Recettes commerciales = 2,3 millions
• Restent donc à trouver auprès d’autres financeurs = environ 8 millions
La ville ayant déjà acquis divers locaux (+ prix de l’éviction de la station-service), ce ne sont pas moins de 28 millions du budget communal qui seront consacrés à cette opération.

 

Depuis 2014, un certain nombre de réflexions et de propositions de réhabilitation du centre-ville ont été exposées. Chacun s’accordant à dire que notre centre-ville mérite restructuration pour le rendre plus fonctionnel et plus agréable à parcourir. Nous vous proposons un peu d’histoire sur la construction de cet ilot.
La manne financière obtenue grâce à la vente des parts de la commune dans la SEMI Sèvres (société ayant construit et géré un bon nombre d’opérations de constructions de logements sociaux à Sèvres) s’est établie en 2017 à 34 millions d’euros. Depuis, le maire et sa majorité ont élaboré trois projets différents, portant sur le même périmètre très restreint.

 

Le projet arrêté consiste à :
• construire un bâtiment de deux étages à la place du café de la mairie et de la station-service, au niveau grande rue : une halle de marché, au niveau avenue de l’Europe : des locaux commerciaux et une salle municipale
• démolir le pont du 8 mai 1945 pour avoir assez de place pour construire le bâtiment
• démolir l’ancien marché pour y construire des commerces
• réduire la rampe d’accès du parking St Romain
• démolir l’ancien Carrefour bio (angle grande rue/ rue de Ville d’Avray) ainsi que la terrasse privée qui le surplombe pour créer une perspective vers l’église
• démolir l’ancien parking de la poste et une partie de l’ancienne poste pour agrandir le square existant
• démolir les auvents des commerces situés grande rue (à partir de la Société générale et jusqu’à l’agence immobilière)

L’idée centrale étant de créer une place devant l’église et de booster le commerce sévrien. Rien n’est programmé en termes financiers ou de calendrier concernant le devenir du centre administratif qui était pourtant l’objet de toutes les attentions au début des réflexions.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La séance a débuté par une projection de l’état des lieux du périmètre concerné, le maire déplorant l’état déplorable des lieux. Rappelez-nous qui gère la ville depuis des lustres ?

Le conseil a duré plus de trois heures, pour une fois nous nous sommes attardés à un vrai débat sur un sujet important. Tout comme les Sévriennes et les Sévriens, nous avons durant toutes ces années, apporté des propositions alternatives, mais nous constatons que le maire ne nous a pas entendus. La concertation se sera soldée par un refus de discuter les choix opérés. A plusieurs reprises, nous avons demandé à avoir communication des diverses études censées démontrer la pertinence du projet. En vain.

 

Nous avons expliqué assez longuement pourquoi nous nous opposons à ce projet et vous retrouverez in extenso nos interventions : Anne-Marie, Jean, Frédéric et Catherine.
En résumé, un projet très couteux pour notre commune et d’autres financeurs publics qui :


• se limite à un périmètre ne correspondant pas au centre-ville tel qu’il est vécu par les habitant-es
• privilégie la démolition au lieu de réhabiliter
• aura un bilan carbone désastreux
• ne résoudra pas la problématique du commerce et de l’animation de la ville
• privera d’autres quartiers d’investissements nécessaires
• empêchera la rénovation accélérée du patrimoine de la ville (écoles, piscine etc)

 

L’un des points qui sera sans doute objet de vive contestation réside dans la démolition du pont du 8 mai 1945 : la rive droite de la ville décide de se séparer de la rive gauche et de priver les piétons d’un accès « à niveau » entre les deux coteaux. Nous y reviendrons évidemment !

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